Blog de Sylvain Z.

Mon disque de chevet


Midnight Juggernauts, Dystopia (Astralwerks)
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Lundi 28 juillet 2008
Diva androgyne, mannequin célèbre, muse d’Andy Warhol, chanteuse avant-gardiste, Grace Jones est de retour après vingt ans d’absence, et quelle claque! L’artiste jamaïcaine – qu’on avait un peu oubliée, il faut bien dire – ni va pas par quatre chemins : elle a décidé de nous croquer tout cru! C’est du moins le message radical de Corporate Cannibal, le premier extrait d’Hurricane, son nouvel album annoncé sur le label indépendant Wall of Sound le 27 octobre prochain. Les paroles sont on ne peut plus claires: «Please to meet you, please to have you on my plate. Your meat is sweet (…) I am a man eating machine!».

Rien à voir avec son répertoire musical habituel. Exit les morceaux disco, les tubes pop des années 80, place aux machines et aux guitares hurlantes. On dirait presque du Massive Attack – l’angoisse en plus. Disponible un peu partout sur la toile, le clip ovni de Corporate Cannibal est déjà un phénomène à lui tout seul. Impossible de rester insensible devant cette merveille de noirceur. Grace Jones apparaît sous les traits d’un «criminel digital», sans véritable corps, en mouvance perpétuelle, inaccessible et omniprésent à la fois, elle incarne un esprit démoniaque qui s’approche sans qu’on puisse lui échapper. Bref, une vidéo sublime, dans l’esprit de celles du groupe Tool! Rien que ça. Et comparer Grace Jones à Tool, c’est dire à quel point l’ex-mannequin nous emmène loin.

Mark Jones, le directeur du label Wall of Sound, est en tout cas très excité: «son nouvel album ne va pas seulement la rétablir comme une des plus grandes artistes dans le monde mais aussi, la faire découvrir à une nouvelle génération de passionnés de musique.»

Et la presse anglo-saxonne n’est pas en reste. Après son concert le 19 juin dernier au Royal Festival Hall dans le cadre du Meltdown Festival, le Times a décrit sa performance comme «un retour sensationnel», alors que le Telegraph a souligné que «tout autour, les bouches bées, les sifflements, les acclamations au sein du Festival Hall rendaient hommage à ce que devrait toujours incarner une star».

On sera définitivement fixé cet automne en découvrant l’intégralité d’Hurricane, car outre Corporate Cannibal les autres titres n’ont pas encore été «leakés». On ne sait pas encore si le reste de l’album sera du même acabit. Préparez-vous à l’ouragan Jones en visionnant son nouveau clip. Bon appétit…


Par Sylvain Zimmermann - Publié dans : Articles
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Dimanche 1 juin 2008
C'est l'un de mes coups de cœur de ce début d'année. Chris Garneau joue ce soir dans l'intimité du Théâtre de la Bastille. Découvert lors d'un inoubliable showcase à la Fondation Cartier, le New Yorkais n'en finit plus de nous bouleverser avec ses chansons à fleur de peau: Baby's Romance, Relief, We Don't Try, sans oublier sa formidable reprise du Between the Bars d'Elliott Smith (voir la vidéo sur le site de Blogothèque). La magie de ses morceaux tient surtout à sa voix fragile, au timbre presque androgyne. Un mince filet de voix qui s'apparente à un murmure. Comme si Chris ne chantait que pour vous, comme s'il cherchait à vous confier dans le creux de l'oreille ses secrets. Pour son premier grand concert parisien, l'artiste sera accompagné par deux violoncellistes. Il devrait interpréter les titres de son premier album studio Music for Tourists et ceux de son EP C-Sides sortis chez Fargo au printemps dernier.

Plus d'infos sur www.chrisgarneau.com

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Samedi 31 mai 2008
Ce soir, les inconditionnels de la Blogothèque se donnent tous rendez-vous au Point Éphémère pour la deuxième Soirée à emporter. Au menu, quatre concerts savoureux: Essie Jain, Noah and The Whale, Fleet Foxes et The Dodos mais surtout beaucoup d’improvisations et de surprises. Esprit Blogo oblige. Petit changement tout de même: à la différence de la précédente édition, organisée à la Flèche d’or, l'entrée est payante (13 euros). Et oui, aujourd’hui, tout se paie. Même un concert à emporter! Le prix du billet reste cependant raisonnable. Et puis, une soirée payante évitera à Chryde et ses amis de se retrouver face à une meute de fans hystériques n’arrivant pas à rentrer dans la salle. La dernière fois, l'engouement était tel, que le tout Paris s'était déplacé. La Flèche d'or n'étant pas Bercy, beaucoup étaient restés sur le trottoir et n’avaient jamais pu voir Zach Condon, le chanteur de Beirut, ni le Kocani Orkestar. J'avais d'ailleurs fait partie des victimes! Revenu chez moi complètement désespéré, j'ai fait le récit de cette nuit de galère sur mon blog. Toujours pas convaincu? Je me sents donc obligé de publier l'un des meilleurs passages du faux communiqué de presse envoyé par l'un des membres de la Blogo:

«Cette soirée s'annonce comme la rencontre improbable entre harmonies vocales et délires assumés du web 2.0. Une sorte d'opéra sous acide, de pièce de boulevard sous MDMA. On rit beaucoup.»

Soirée à emporter #2, au Point Éphémère, à partir de 19h30. Billets mis en vente sur Digitick ou à la FNAC.
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Samedi 31 mai 2008
Aujourd’hui, on ne compte plus les «révélations de l’année», les «nouvelles sensations» pop, rock, électro, les «nouveaux phénomènes», les «nouveaux artistes à découvrir d’urgence». Tout doit être «nouveau». Certains diront que ça a toujours existé, que cela fait partie de la promotion naturelle d’un disque. Et pourtant, cette situation interpelle – du moins je l’espère! C’est comme si un nouvel artiste était excellent par essence, comme s’il avait une aura particulière. Aujourd’hui, il est devenu quasiment interdit d’annoncer qu’un premier album est «moyen», «correct», «plein de promesses». On risque de ce faire taxer de vieux con, de ringard. En société, entre professionnels de la musique, on ne doit parler que de ce qui cartonne, du nouveau truc qui passionne. Tout ça est sans doute lié à la crise du disque? Au moins en partie. Les ventes «physiques» d'albums s’écroulent depuis cinq ans (encore -18 % au premier trimestre 2008), les maisons de disques multiplient les plans sociaux, les petits labels vivotent grâce à quatre cinq succès d’estime. Un premier CD fabriqué à 8 000 exemplaires, c’est énorme. Un disque d’or (dont l’attribution n’est plus fixé à 100 000 albums vendus), c’est le nirvana! Tout cela est pourtant bien dommage. Car crier au génie à longueur d’articles pose quand même un sérieux problème – et je le dis d’autant plus volontiers que je suis moi-même journaliste. À force de toujours vouloir défendre, un artiste attachant, un coup de cœur, on en fait beaucoup trop. On annonce des dizaines et des dizaines de «nouveaux phénomènes» par semaine, on emploie «culte», «tendance» et «sensationnel» pour décrire tout et n’importe quoi. On ne distingue plus rien. Or, il ne peut pas y avoir des centaines de « groupes phénomènes » par an! Un «phénomène» (nous parlons uniquement de musique) est par définition très rare. Sinon plus rien n’est exceptionnel. Tout se vaut.

La machine hype s’emballe
Ce matraquage incessant nuit, ce manque de recul, de réserve, nuit (presque) au plaisir de découvrir. Prenons l’exemple de MGMT (photo), le gros buzz du printemps dernier. Super duo new yorkais. De la pop intelligente, des arrangements savoureux, des beats électro ciselés, un univers ultra coloré, un cocktail super rafraîchissant idéal pour l’été. Et bien, en découvrant le clip psychédélique de Time To Pretend fin 2007, on aurait pu rester un tantinet objectif. On pouvait se dire que c’était très sympa, que les MGMT étaient des mecs plutôt doués. Et bien, non. Tout de suite, on a vu s’abattre un déferlement de critiques dithyrambiques. Pour Technikart: «MGMT insuffle une telle superbe dans leur pop qu’on a l’impression que tout comme maintenant». Rien que ça! Télérama y aller de quatre forte. Mon journal (Têtu) a adoré. Évidemment, je suis content que ça marche pour eux, mais je trouve qu’on fait trop. Idem pour The Dø. Là aussi, on en a fait des tonnes. Et là aussi, il y a du vrai. Le duo franco-finlandais a des qualités indéniables. Il y a de véritables pépites sur le premier opus. Mais j’ai peur qu’avec cette logique, on arrive à l’inverse de ce qu’on escomptait. À trop en faire, on fragilise ceux qu’on défend. La machine hype s’emballe d’autant plus vite. Ce qui avait provoqué tant de louange est sacrifié deux ans plus tard. Regardez Bloc Party. Premier disque particulièrement génial avec des tubes uppercut (Banquet et Helicopter), le deuxième effort studio a débarqué dans les bacs dans l’indifférence la plus totale. Et ce alors que le second CD était très ambitieux, les textes plus fouillés. Même chose pour Clap Your Hands Say Yeah. Un succès des plus éphémères. Les Arctic Monkeys, les Hoosiers est autres jeunes pousses du rock risquent également d’en faire les frais. Car tout doit toujours être «nouveau».

Vers une culture «MacDo»?
Révéler les «petits nouveaux» ou surfer sur la tendance, ça a marché et ça marchera toujours C’est également plus facile. Mais quand il s’agit de musique. Il est également important d’accompagner, ne pas être un seul consommateur branché ou un témoin illuminé. Il faut se retourner vers sa discothèque et regardez un peu. Ces dernières années, tant d’artistes ont été sacrifiés sur l’autel du renouveau et de la branchitude exacerbée. Ceux qui aiment Beth Ditto, MGMT, Midnight Juggernauts, Vampire Weekend devraient penser à leur avenir. Beaucoup d’entre eux méritent des carrières à la Bowie, Talking Heads, Pink Floyd, Daft Punk… Industrie du disque, journalistes, consommateurs, passionnés de musique, tout le monde doit se remettre en question. Pourquoi? Pour que la bonne zic ne se transforme pas en MacDo froid, en produit directement jetable après consommation! Arrêtons de courir un peu. Photo DR


Par Sylvain Zimmermann - Publié dans : Dossiers
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Samedi 19 avril 2008
Longtemps annoncé, plusieurs fois repoussé, le nouvel album d’AC/DC devrait finalement voir le jour, et ce avant la fin de l’année! Le groupe australien a confirmé, hier, sur son site internet, les rumeurs persistantes évoquant la préparation d’un nouveau disque en 2008. «L'attente est presque finie, peut-on lire sur la page d’accueil d’ACDC.com. Les admirateurs d'AC/DC peuvent s'attendre à un album de nouvelles chansons plus tard cette année. Le groupe est actuellement en studio à Vancouver.»

Il y a quelques semaines, Eddie Spaghetti, le leader du groupe Supersuckers, avait vendu la mêche en déclarant, sur son site, que le prochain CD de sa formation était retardé puisque Billy Bowers, le technicien de son de O'Brien, devait bosser le nouveau AC/DC! «(Bowers) veut faire des ajustements de dernière minute mais il n'est pas en mesure de le faire. Il est retenu par un petit groupe australien appelé AC/DC…»

Pour leur nouveau disque – qui n’a pas encore de titre – Brian Johnson, Angus Young, Malcolm Young, Cliff Williams et Phil Rudd ont fait appel au producteur Brendan O’Brien, qui a notamment travaillé avec Rage Against the Machine, Bruce Springsteen et Pearl Jam. Il s'agira du premier enregistrement studio du groupe de Hard Rock depuis Stiff Upper Lip paru en 2000.

AC/DC, formé en 1973 en Australie, est l'auteur d'hymnes rock comme Let There Be Rock, Whole Lotta Rosie et Highway To Hell. Le groupe a vendu plus de 150 millions d'albums dans le monde, dont 22 millions de Back in Black (1980) aux États-Unis, la deuxième performance derrière Thriller de Michael Jackson.

Dernière minute: Billboard.com évoque une tournée mondiale.



Plus d’infos sur le site officiel d’AC/DC:
www.acdc.com

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Mardi 1 janvier 2008
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Dimanche 30 décembre 2007
medium-Sarkozy-Elysee-2.jpg 2007 a été une année complètement dingue. On pourrait même dire que ça a été du grand n’importe quoi ! Franchement, si quelqu’un vous avait prédit, il y a 10 ou 12 ans, que Nicolas Sarkozy serait président de la république en 2007, l’auriez-vous cru ? Pas sûr. Surtout que l’ancien roquet d’Édouard «je vous demande de vous arrêter» Balladur a été élu dans un fauteuil ! Sans aucun suspens. Et vous y auriez cru, si on vous avait raconté qu’en 2007, l’ex-maire de Neuilly se ferait larguer par l’ex-femme de Jacques Martin quatre mois après son entrée à l’Élysée, et surtout que deux semaines plus tard, il l'oublierait au bras de Carla Bruni, une ex-top-model devenue, en moins de deux ans, une chanteuse (sans voix) à succès ! Auriez-vous réussi à concevoir, il y a 10 ou 12 ans, que Bernard Laporte, qui n’était pour vous que l’entraîneur du Stade Français (1995-1999), serait passé, dans la seule année 2007, de manager de l’équipe de France de rugby à secrétaire d’État chargé des sports dans le gouvernement Sarkozy ? Vous y auriez cru si on vous avait dit que Bernard Kouchner rejoindrait également Sarko pour devenir ministre des Affaires étrangères et européennes ? Avec le recul, c’est quand même hallucinant. Et encore, on est loin d’avoir fini. Franchement, vous auriez cru à un come-back de Didier Barbelivien en 2007 ? Et à Bigard rendant visite au pape Benoît XVI ? Mieux, Doc Gynéco (l’ex-membre de Ministère AM.E.R. !) écrivain le temps d’un livre sur son «ami» Sarkozy ! Tout ça est incompréhensible. Et encore, nous n’avons pas évoqué la «simplification» du code du travail (qui va finalement doubler de taille) ou bien cette idée (très sérieusement envisagée) de faire surveiller les banlieues par des drones (comme en Irak) ! Mais dans quel monde vivons-nous ?

On pourrait disserter pendant des heures de l’avenir d’un pays où le sport national est devenu la délation, où l’on jalouse son voisin cheminot, où l’on rêve d’un iPhone alors qu’on n’a plus rien à bouffer le 6 du mois… Alors changeons de sujet. Parlons de musique. Malheureusement, là aussi, c’est du grand n’importe quoi ! Franchement, vous y auriez cru si on vous avait dit, il y a 10 ou 12 ans, qu’en 2007, Sting reformerait The Police, que Phil Collins relancerait Genesis, et même que Led Zeppelin donnerait un concert exceptionnel à Londres ! Et vous y auriez cru, si on vous avait dit que Rufus Wainwright cartonnerait en réinterprétant l’intégralité d’un show mythique de Judy Garland – le célèbre Judy at Carnegie Hall de 1961 ! Et que le chanteur français qui vendrait le plus de CDS en 2007 s’appellerait Grégory Lemarchal, un ex-vainqueur de radio crochet (la Star Ac’ 4) décédé, la même année, des complications d’une mucoviscidose ! Mais il y a encore plus dingue. Il y a 10 ou 12 ans, vous auriez réussi à trouver ça crédible qu’en 2007, le groupe préféré des ados serait un groupe de rock allemand. Qu’il s’appellerait Tokio Hotel, qu’il remplirait des salles de 10.000 places en quelques minutes, et qu’il réussirait même l’exploit de relancer l’intérêt pour la langue de Goethe dans nos collèges et lycées ?

Enfin en 2007, il y a aussi eu le cri d’alarme des plus grands spécialistes de l’industrie du disque. Ils l’ont annoncé : le compact disc est mort ! Vive la musique téléchargée que l’on peut choper n’importe et n’importe quand, sur son ordinateur, son lecteur MP3 ou même son téléphone portable ! Autant de trucs totalement inconcevables il y a encore dix ans quand on avait toutes les peines du monde à ouvrir une vidéo streaming pourrie avec une connexion 56 Kbps !

Bien sûr, il ne faut pas être passéiste. Qui regrette Les Années tubes, La Chance aux chansons ou le décor kitch du Top 50… Et puis arrêtons d’être trop pessimistes. Comment ne pas être excité par les nouvelles perspectives offertes par la musique en ligne ? En 2007, Radiohead aura donné un sacré coup de pied dans le milieu ultra conservateur des maisons de disques. Pour la première fois, un groupe majeur décidait de distribuer directement sa musique à ses fans, sans passer par un intermédiaire. Pour la première fois, un groupe trouvait une vraie bonne solution. Pour la première fois, un groupe prenait son avenir en main. Depuis, Radiohead a fait des émules. Nine Inch Nails devrait bientôt leur emboîter le pas, Peter Gabriel aussi…

Oui, 2007 aura été une année des plus bizarres. Et le Sarko nous aura pas déçu... En moins d’un an, nous aurons perdu des tonnes d’acquis sociaux, nous aurons flippé comme jamais... Mais heureusement, en 2007, on aura quand même réussi à conserver un droit essentiel: celui d'écouter la musique qu'on aime. Et puis, Johnny n'est toujours pas ministre de la Culture. C'est déjà ça. Par contre, difficile de dire qu'on hâte d'être en 2008.


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Mardi 25 décembre 2007
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Lundi 24 décembre 2007
Bruce-Springsteen-Bercy-No--l-2007.jpg Plus que quelques heures avant le réveillon de Noël. Certains parmi vous trépignent déjà à l’idée de revoir leurs parents, leurs frères et sœurs, leurs amis... Et tous ces nouveaux cadeaux qui attendent gentillement au pied d'un sapin superbement décoré... D’autres angoissent carrément. Ils vont bientôt retrouver leur vieille mémé acariâtre, leur belle-maman tyrannique ou leurs vilains cousins pourris gâtés… Et oui, que l’on soit famille ou pas, que l’on soit croyant ou athée, le Réveillon est toujours un moment inoubliable. Un moment qui peut, parfois, devenir... Comme dire ? Très rock’n roll ! Surtout si les bonnes vieilles histoires de famille pointent le bout de leur nez vers 4 heures du mat', après trois foies gras. Mais rassurez-vous. Si un tel drame devait se produire, vous n’aurez qu’à vous consoler avec l’un des très bons disques de l’année 2007 qui trônent (encore ?) sur votre étagère. Et ça tombe bien, il y en a eu un paquet : Neon Bible d’Arcade Fire, Flying Club Cup de Beirut, Favourite Worst Nightmare d’Arctic Monkeys, The Blackening de Machine Head, Volta de Björk, sans oublier Sound of Silver de LCD Soundsystem, Year Zero de Nine Inch Nails, Patrick Watson de... Patrick Watson ou In Rainbows de Radiohead. Et j’en oublie plein d’autres. La liste ne peut pas être exhaustive ! Ces quelques noms vont aideront quand même un peu. Et puis, la musique adoucit les mœurs. Ce soir, certains en auront bien besoin…

Mis à part les CDS, que plus personne ne devrait vous offrir, puisque paraît-il
«c’est dépassé», vous allez recevoir, c’est sûr, de très beaux cadeaux. Certains misent beaucoup sur les gadgets high-tech (genre iPhone, lecteur MP3…), d’autres sur un célèbre jeu vidéo : Guitar Hero III Pas mal, pour faire l’abruti dans son salon et rendre fous les voisins de l’immeuble ! D’autres encore, ont préféré demander des trucs, on va dire plus… stratégiques. Par exemple : des billets de concerts ! Et au vu des prix pratiqués en 2008, on les comprends ! Il n’y a qu’à voir Eels au Bataclan. Le précieux sésame s’écoule au minimum à 28 euros ! C’est même 32,90 euros pour Eels à la Cigale quelques semaines plus tard ! Pour Mark Knopfler, c’est pire. Il faut compter 46 euros (et en fosse pour couronner le tout!), Radiohead (49, 90 euros) et Springsteen (53 euros), ne sont pas donnés non plus… Et Neil Young au Grand Rex ? C’est juste indécent. Les billets les moins chers sont à 78 euros ! Oui, vous avez bien lu : 78 euros. Et les meilleurs sièges s’arrachent à 135 euros ! On frise la folie. Bref, vous l’avez compris. À L’heure du travailler plus pour gagner plus (mais pas vraiment en fait), certains choix vont être cornéliens en 2008.

Pas la peine, d’épiloguer. Je vous laisse retourner à vos préparatifs de Noël (pour les plus chanceux). Les autres : bonne chance pour le reste de la journée. Le Boss (photo) vous souhaite un «Joyeux Noël de la part du E Street Band» ! Vous retrouverez plus bas quelques vidéos (glanées sur le net) de son dernier passage (remarqué) au Palais omnisports de Paris-Bercy. Merry Christmas Folks... Photo Knut Bottger
 
 
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Vendredi 14 décembre 2007
sufjan-xmas3-dennyrenshaw.jpg Que fait un groupe de rock pour remercier son public qui l'a suivi pendant un an ! lors des derniers concerts de sa tournée? Plusieurs solutions. Tout d'abord, il peut interpréter les morceaux les moins connus de son répertoire – ces vieux titres dont personne ne se rappelle mais que les die hard fans connaissent sur le bout des doigts. Il peut aussi se lancer dans une reprise (attendue?) d’un tube fédérateur, genre Won’t Get Fooled Again des Who. Il peut enfin partir dans un énorme délire. Et à ce moment-là, il n’y a plus vraiment de règle. Surtout à l'approche les fêtes. Fin décembre, LE délire ultime, c’est la chanson de Noël. La petite balade de Noël, c’est le carton assuré. C’est même sûrement la meilleure façon de terminer un show en 2007. Pas besoin d’être bourré, pas besoin de sniffer un gramme de coke une demi-heure avant le spectacle, pas besoin de connaître les paroles... Tout le monde adore les chansons de Noël.

En effet, il y a toujours un petit boutonneux qui sommeille en nous avec la nostalgie du Petit papa Noël de Tino Rossi. Et puis la chanson de Noël, c’est la note de mauvais goût assumée qui fera d’un concert banal, un moment inoubliable. Récemment, j’ai remarqué que beaucoup de groupes très respectables s’étaient amusés à reprendre (voire massacrer) les gentilles ritournelles de Noël… Les Anglais de Marillion ont, par exemple, conclué leurs dernières prestations par Let it Snow. Ils ne sont pas les seuls à avoir succombés à la magie de Noël. Même Bruce Springsteen, le «Boss», s'y est mis en revisitant Santa Claus is Coming to Town lors de ses derniers shows européens! Mais que se passe-t-il? Dans le passé, seules les stars de variétoche (Céline Dion, Roch Voisine...), les has been que l'on croit déjà morts (Mireille Mathieu, Richard Clayderman...) et les chanteuses soul (on se souviendra longtemps de la pochette kitch du Merry Christmas de Mariah Carey) osaient s’accoquiner avec les tubes de Noël. C'est dire...

En tout cas, la chanson de Noël n’a jamais été autant à la mode chez les groupes de rock... L’année dernière, un mec très bien, Sufjan Stevens (voir photo), s’était même fendu d’un coffret de cinq CDS uniquement composés de standards de Noël! Il fallait le faire, surtout pour un artiste folk issu d’un label indépendant! Et il ne souhaite pas se limiter à un seul coup de folie. Il va bientôt récidiver avec un nouveau coffret de chansons de Noël ! Bizarre quand même... Me vient une pensée (démago je l'avoue). Sarkozy président, Khadafi touriste à Paris, la fin du code du travail, les drones pour surveiller la banlieue… Et tous ces groupes de rock qui tripent sur les chansons de Noël. On vit vraiment une drôle d’époque. Photo DR

 

Par Sylvain Zimmermann - Publié dans : Articles
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En bref...


Solidays fait sa révolution
Pour sa dixième édition, le festival Solidays propose une programmation particulièrement intéressante et variée (rock indé, pop, world, électro) riche de 80 concerts. Outre la tonitruante Beth Ditto et son groupe The Gossip, on y verra : Vampire Weekend , Vitalic, Midnight Juggernauts, The Ting Tings, Foals, Moriarty, Asian Dub Foundation, Patrice et Yael Naim. Que du beau monde pour un prix très correct (pass à partir de 30 euros) et une bonne cause : la lutte contre le sida.
Du 4 au 6 juillet, à l’Hippodrome de Longchamp.
www.solidays.org

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Sigur R
ós, Hoppípolla
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